Édition 2022

La 9e édition des Rencontres du film d’art se déroulera du jeudi 27 au dimanche 30 janvier 2022 au cinéma Le Régent de Saint-Gaudens.

Au total, une trentaine de films seront sélectionnés. La programmation complète sera disponible fin décembre.

Les Invités

MARIANA OTERO

réalisatrice

Mariana Otero est née dans une famille d’artistes : son grand-père était journaliste et poète, sa mère et son père  peintres. C’est donc assez naturellement qu’elle se tourne vers un métier artistique.

Après des études à la prestigieuse école de cinéma l’IDHEC, elle se spécialise rapidement dans le cinéma documentaire. 

Sa filmographie d’une petite dizaine de documentaires est étonnante : Mariana Otero parvient à réaliser des documentaires  intimes à la portée universelle comme Histoire d’un secret mais aussi des films plus directement politiques comme filmer le mouvement Nuit debout (L’Assemblée) ou bien  la transformation d’une entreprise en coopérative. 

À l’occasion de la 9e édition des Rencontres du film d’art, elle viendra présenter Histoire d’un regard, un documentaire sur le photographe Gilles Caron mystérieusement disparu en 1970 à l’âge de 30 ans.

Ce documentaire nous permet de découvrir l’œuvre de Gilles Caron, qui a – en une dizaine d’années – suivi les plus grands bouleversements des années 1960 : guerre des Six Jours, mai 68, conflit nord-irlandais ou encore guerre du Vietnam.

Mais Histoire d’un regard est aussi un film intime où Mariana Otero s’affirme. D’une part, par son regard de cinéaste qui va analyser la mise en images pratiquée par Gilles Caron et d’autre part en faisant un parallèle avec sa vie personnelle.

En effet, Histoire d’un regard fait écho à l’un de ses premiers films, Histoire d’un secret où elle racontait la disparition mystérieuse de sa mère, artiste elle aussi. Comme Gilles Caron.

Elle sera présente pour une discussion après la projection d’Histoire d’un regard. Et les spectateurs pourront prolonger la proposition avec la projection d’Histoire d’un secret.

 

CAMILLE GUICHARD

réalisateur

Camille Guichard est insaisissable et passionnant à suivre : son parcours est un voyage à travers les disciplines artistiques, chaque projet amenant le suivant dans un virage à 180°.

Après des études supérieures en mathématiques, Il réalise de nombreux documentaires de création sur la peinture, la sculpture, le théâtre, l’architecture et la danse contemporaine, ainsi que des courts métrages de fiction. Parallèlement à ses activités de réalisateur, il mène celles de scénariste (à la télévision et au cinéma) et d’écrivain.

Son premier roman Vision par une fente est édité chez Gallimard. Son dernier roman Pique-Nique a été édité au Mercure de France en 2018. 

Nominé aux Césars du meilleur court métrage (1994), il est lauréat de la Fondation Beaumarchais. En 2009, il est finaliste du Grand Prix du meilleur Scénariste Sopadin. Il est également intervenant en écriture scénaristique au CEEA (Conservatoire Européen de l’Ecriture Audiovisuelle) et à l’ENS/Ulm.

La découverte de ses films donne le même vertige que la lecture de son parcours.

À chaque fois un étonnement dans les formats choisis, dans son approche du sujet, dans la diversité et la richesse de son point de vue. 

D’un film à l’autre, il approche des figures de l’art telles que Louise Bourgeois, Daniel Buren, Giuseppe Penone, Duane Michals ou encore Andy Goldsworthy et Richard Texier. 

Parmi sa riche filmographie, il a fallu choisir ! 

Nous avons décidé de diffuser son documentaire sur Louise Bourgeois dans lequel il libère la parole de l’artiste qui, avec beaucoup d’humour et de sincérité, parle de ses œuvres.

Un second film vous emmènera sur les pas du photographe Duane Michals à qui Camille Guichard demande de lui faire découvrir « sa » ville de New York, sa muse…

Nous pourrons ensuite discuter de sa manière d’aborder des artistes très différents dans leur caractère et dans leur moyen d’expression, et de ce qui fait pour lui un film d’art.

 

THOMAS DEVOUGE

réalisateur

Thomas Devouge est né à Nancy en 1988. Après la Cinésup de Nantes, il obtient un master Réalisation à Paris 8. Il collabore avec la troupe du Théâtre de la Huchette pour mettre en scène le court-métrage ‘Mrs Smith’, autour de La Cantatrice Chauve de Ionesco. En 2016, il réalise ‘Tard dans la Nuit’, moyen-métrage de fiction présenté en sélection officielle à La Cabina (Valence). Après un essai poétique, ‘Ce que je pense’, et un nouveau court-métrage, ‘Lac Daumesnil’, tous deux sélectionnés dans de nombreux festivals LGBT, il réalise en 2021 son premier documentaire : ‘Pris dans les phares’.

 

LAURETTE TESSIER

Comédienne et metteur en scène

On a pu l’apercevoir au cinéma dans le film espagnol Madre de Rodrigo SOROGOYEN ainsi que dans le film Première année de Thomas Lilti au côtés de Vincent Lacoste. 

Elle obtient par la suite un rôle récurrent dans la série Hypocrate du même Thomas Lilti.

En parallèle à ses nombreux rôles au théâtre, elle se lance dans la mise en scène. Son projet Pris dans les phares est le résultat d’une réflexion sur l’interaction entre le jeu des comédiens et les spectateurs. Sa volonté de fer et son enthousiasme portent haut une vision moderne du spectacle vivant.

 

Pris dans les phares : le film

Ils s’appellent Pris dans les phares, ils sont comédiens. Elle s’appelle Laurette, elle est metteuse en scène. Pris dans les phares est un espace de liberté que la jeune femme porte à bouts de bras, loin de Paris, des agents, de la course aux cachets. Une parenthèse utopique qui fait face à la réalité. Comme chaque été ils se retrouvent à Gavaudun, son village, entourés de sa famille. 20 jours pour monter un spectacle, dans un lieu que Laurette garde secret. 20 jours pour inventer, jouer, se questionner. Avant de revenir l’année suivante ?

Thomas Devouge suit la compagnie Pris dans les phares lors de la création de leur dernier spectacle. Il filme une troupe, une micro société sur un temps où tout se joue pour elle. Il faut filmer la création en train de se faire, l’organisation et l’agencement des idées mais également les personnes, leurs désirs et les egos inhérents à chacun des membres de la troupe.

Au milieu de ce petit chaos, Laurette essaie de trouver ce qui fera sens et projet commun pour les acteurs mais aussi pour les futurs spectateurs.

Avec un oeil affuté, malin, complice et ubiquiste Thomas Devouge trouve davantage qu’une histoire à raconter, il trouve des personnages et des décors, des enjeux, des destins et le défi d’une oeuvre à accomplir.

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