Sarah Pialeprat

Portrait

Directrice du centre du film sur l’art de Bruxelles

Au carrefour de la recherche, de l’acquisition, et de la diffusion du film sur l’art, le Centre du Film sur l’Art a constitué un fonds documentaire exigeant depuis plus de trente ans. Il a fait éclore des jeunes talents et a mis en cohésion l’ensemble des acteurs de la discipline. Le Centre du Film sur l’Art de Bruxelles défend bec et ongle les oeuvres et les artistes de Belgique et d’ailleurs…

La soirée

L’ORIGINAL ET LA COPIE

Michel Houssiau est directeur de la photographie et cadreur de cinéma, il a notamment travaillé en 1973 sur le film culte L’An 01, avec Jacques Doillon et Alain Resnais. Par la suite, fidèle collaborateur de ce dernier, il travailla également avec Chantal Akerman et Frédéric Sojcher.

Il présentera un travail réalisé avec ses étudiants de l’école de cinéma bruxelloise, l’INSAS, sur la recréation, en prises de vues réelles, de différentes oeuvres picturales.

Comment recréer ou plutôt repenser un tableau, une oeuvre picturale avec une caméra et un plan fixe. Les jeux de lumière, les expressions, les compositions. Qu’y interprétons-nous ?

Simon Backès, jeune artiste, cinéaste philosophe qui a fait une entrée forte remarquée dans les différents festivals. Il est à la croisée des genres cinématographiques, de leur narration classique et de l’abstraction de leur forme. Il présentera son film Stolen Art.

Enquêtant sur la mystérieuse collection d’« Art volé » présentée en 1978 dans une galerie new-yorkaise par l’artiste tchèque Paul Novak, l’auteur nous invite à partager son questionnement sur l’art au travers d’un vrai thriller palpitant. S’ensuivra un échange avec le public.

Les films de la soirée

LUMIÈRES DES TOILES
Sous la direction de Michel Houssiau | Durée : 30 min | Belgique | 2013

Lumière des toiles regroupe 16 exercices réalisés sous la direction du chef opérateur Michel Houssiau, entre 1992 et 2012 à l’INSAS, une école de cinéma à Bruxelles. Les exercices dits « Images Imposées » prennent exemple sur l’œuvre d’un peintre et se l’imposent comme modèle à reproduire tel quel, à l’identique, dans ses moindres détails, à la manière des copistes. Il s’agit dès lors d’un travail de virtuosité, de maîtrise de tous les éléments qui vont le constituer : lumière, décor, costume, maquillage. Peinture et cinéma s’éclairent alors mutuellement.

STOLEN ART
De Simon Backès | Durée : 57 min | Documentaire | Belgique  | 2007
Prix du Jury aux 18èmes Rencontres du Film Documentaire de Clermont-Ferrand (2008)

En 1978 a lieu, à New York, une exposition d’art contemporain particulièrement dérangeante. L’artiste tchèque Pavel Novak y expose, sous l’appellation de Stolen Art, une série de tableaux de peintres célèbres, Courbet, Van Gogh, Rembrandt, Malevitch et refuse de révéler s’il s’agit de copies admirablement bien faites ou, au contraire, d’œuvres volées dans des musées ou des collections particulières. Le scandale éclate lorsqu’un riche collectionneur reconnaît, dans le paysage marin de Courbet exposé lors de Stolen Art, l’original d’une toile qu’il possède et qui s’avère alors être un faux. Simon Backès se lance sur la piste de Novak au cours d’une enquête aux allures de thriller philosophique, nous emportant d’un bout à l’autre de la planète, en une quête artistique qui ne ménage ni ses efforts ni ses surprises.

« Loin de toute école cinématographique, splendide jusque dans son maniérisme, Stolen Art ramène dans le champ du cinéma cette question de la création qui se résout encore (et ce film en est la preuve vivante)  dans l’émotion et la gratuité du geste. » Cinérgie

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