Carlos Vilardebo

Portrait

Figure tutélaire du film d’art, Carlos Vilardebó est un cinéaste qui a débuté sa carrière en 1946. Il a réalisé une vingtaine de courts et moyens métrages dont Le Cirque de Calder (1961) qui reste encore aujourd’hui un film fondamental dans l’histoire du cinéma. Dans ce film de 30 minutes, il parvient à restituer le travail d’Alexandre Calder, sculpteur américain qui utilise des sculptures miniatures pour un spectacle de cirque.

Aujourd’hui âgé de 87 ans, Carlos Vilardebó nous honorera de sa présence samedi 18 janvier lors d’une rencontre exceptionnelle avec François Levy-Kuentz.

La soirée

François Levy-Kuentz et Carlos Vilardebó se rencontrent pour la première fois. La discussion entre ces deux réalisateurs sera un temps fort des rencontres. Elle sera riche de découvertes et d’émotionscar elle réunit deux réalisateurs qui ont en commun une admiration pour Calder.

Les films de la soirée

Les Mobiles
De Carlos Vilardebó | Durée : 16 min | Documentaire | France  | 1967

Commencé en 1932, ces sculptures géométriques à la limite du pictural offrent au regardeur un ballet abstrait, une forme mouvante constamment changeante. La réalisation privilégie le mouvement de ces « drôles d’oiseaux » métalliques et vertébrés.

Les Gouaches de Sandy
De Carlos Vilardebó | Durée : 16 min | Documentaire | France  | 1973

Trois ans avant la mort de Calder, c’est à travers son travail « de peintre » que le réalisateur tisse des liens avec ses œuvres sculptées. On découvre notamment d’étonnantes gouaches sur fond d’eau.

Le Cirque de Calder
De Carlos Vilardebó | Durée : 30 min | Documentaire | France  | 1961

Le Cirque de Calder est un film référence dans l’histoire du film d’art. Carlos Vilardebó est parvenu à rendre compte à l’écran de toute la richesse du travail d’Alexandre Calder. Des cohortes d’animaux sauvages, des haltérophiles, des acrobates, des danseuses du ventre, des funambules, des avaleurs de sabre se livrent à des accrobaties pendant trente minutes devant la caméra de Carlos Vilardebó. Après avoir fait le tour du monde avec ses miniatures, Alexandre Calder est mort en 1976, Le Cirque de Calder reste un magnifique témoignage de l’oeuvre de l’artiste-sculpteur.

« La grâce de l’invention et la maîtrise de l’exécution appartiennent à Calder. Mais la discrétion et la justesse de la mise en oeuvre cinématographique viennent de Vilardebó, qui montre bien que ce cirque n’est pas un simple jeu, mais un projet artistique. Le jouet, dont le sculpteur a confectionné les éléments, à partir de 1926, à l’aide de fil de fer, de rognures de carton et de bouts de chiffon, ne pouvait devenir une oeuvre que par l’enregistrement cinématographique. Alternant avec précision les plans d’ensemble où paraît la manipulation et les gros plans où les gens du voyage sont livrés à eux-mêmes, la caméra capte les coulisses sans gâter l’émerveillement que suscitent les acrobaties. Le décalage entre la musique à source visible (un électrophone) et la bande-son marque bien l’intervention du cinéaste.»  Positif

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